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Il y a 10 ans, le 29 mai 2005, le peuple français votait « NON » au référendum de Bruxelles, rejetant la Constitution européenne proposée pour l’Union européenne, bien qu’écrite par un Français, en l’occurrence l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing. Pourtant plébiscité par la majorité de la classe politico-médiatique, le texte a été rejeté par près de 55% des votants. En 2008, Nicolas Sarkozy réunit le Congrès à Versailles, qui ratifie le texte refusé trois ans plus tôt par le peuple français. Depuis, la droite comme la gauche se refuse à demander son avis au peuple sur les questions d’intérêt national, de peur de se faire désavouer par le corps électoral. Il en est ainsi de l’intégration européenne, pourtant récusée de plus en plus par les Français.

 

L’Europe ne fait plus rêver :

 En témoigne le dernier résultat des élections européennes, les Européens en général et les Français en particulier ne croient plus au rêve de l’intégration européenne. Et pour cause, ils ne se sentent pas représentés par ces institutions trop déconnectées de leur quotidien et se sentent envahies par les normes imposées par Bruxelles.

Un exemple parmi d’autres : la réforme des professions réglementées. Elle est le fruit des recommandations de la Commission européenne et de se son « Agenda 2020 » imposant à la France un certain nombre de pistes de réflexions présentées comme nécessaires au redressement économique du pays. Une fois émises, ces recommandations sont à appliquer de préférence dans les 18 mois qui suivent. Et ce en dépit des spécificités des différentes professions concernées.

Cette façon de procéder correspond bien à la volonté d’une partie des hauts fonctionnaires de Bruxelles, comme le commissaire européen Viviane Reding. En 2012, elle avait déclaré devant des parlementaires français ceci : « Il faut bien comprendre qu’il n’y a plus de politiques intérieures nationales ».

Par ailleurs, en ces temps de crise économique durable, les Français s’aperçoivent que l’Union européenne est un poids économique pour les finances du pays. En effet, la France est un contributeur net, c’est-à-dire qu’elle verse à l’Union européenne plus qu’elle ne reçoit d’aides. Pour l’année 2011, les versements de la France au profit de l’UE se sont élevés à 20,3 milliards d’euros, tandis que cette même année la France n’a bénéficié que de 13,2 milliards d’euros de dépenses européennes sur son territoire, soit un déficit 7,1 milliards d’euros. Les grands perdants de cette politique sont nos agriculteurs, dont les aides de la PAC ne cessent de diminuer. Agriculteurs qui vont être assommés encore un peu plus par le Traité transatlantique négocié actuellement dans la plus grande opacité.

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A quand des dirigeants pour prendre en compte les intérêts des  Français ?[1]

 La Commission européenne agace les dirigeants les plus soucieux des intérêts de leurs peuples. Cet organisme supranational, dénué de légitimité démocratique et électorale, entend dicter ses volontés à l’Europe tout entière. Mais des voix s’élèvent enfin contre ce mode de fonctionnement peu soucieux des nations européennes.

Récemment, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a grondé contre le projet de la Commission européenne visant à établir des quotas de migrants, pour répondre à l’afflux incontrôlé de réfugiés et de demandeurs d’asile aux frontières maritimes de l’Europe. Dans une déclaration qui devrait rester dans l’Histoire, le dirigeant magyar a tenu ces propos : « Nous voulons que l’Europe reste le continent des Européens et que la Hongrie appartienne aux Hongrois : c’est notre droit. »En effet, et c’est tout à l’honneur de la Hongrie que de réaffirmer son droit à rester souveraine.

Plus tard, il a affirmé, à juste titre, que se cachent parmi les migrants des terroristes islamistes potentiels. C’en était trop pour l’eurocrate Jean-Claude Juncker, qui a qualifié Viktor Orbán de « dictateur ». Pour la Commission européenne, un Premier ministre élu avec une écrasante majorité et souhaitant protéger son pays serait un « dictateur »A contrario, imposer des quotas de migrants aux peuples européens qui n’en veulent pas serait « démocratique » ? De qui se moque-t-on ?

Si les critiques les plus virulentes contre la funeste politique engagée par Bruxelles se font entendre à Budapest, le fin politicien britannique David Cameron n’est pas non plus en reste. Le locataire du 10 Downing Street a entamé une tournée européenne destinée à expliquer son projet de référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à une Union européenne préalablement transformée. Pour asseoir sa position politique, le conservateur a assuré que le référendum ne serait pas ouvert aux 1,5 million de ressortissants de l’Union européenne vivant au Royaume-Uni. Il a d’ailleurs posé ce critère en exigence absolue, remettant par là en question les dogmes de la Commission européenne.

David Cameron agit conformément à ce que doit être un véritable chef d’État au service de son pays et de son peuple. Lui aussi refuse l’immigration massive à destination des pays du Sud et le tourisme social intra-européen. S’il est favorable au maintien de son pays dans une Union européenne qui serait considérablement réformée, c’est d’abord parce qu’il entend restituer à la Grande-Bretagne la pleine et entière souveraineté politique du Parlement britannique. Par ailleurs, les Britanniques ne veulent pas des quotas de migrants, et ne veulent pas non plus verser sans conditions des aides sociales aux ressortissants de l’Union européenne, particulièrement ceux venus des pays de l’Est.

 

Cette fougue résistante contre le Léviathan mondialiste sonne comme un appel à la révolte en France. À quand des dirigeants français capables de tenir tête à l’eurocratie totalitaire ? Comme le rappelait le Général De Gaulle, qui a longtemps pratiqué la politique de la chaise vide à Bruxelles : « La démocratie, c’est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave. » 10 ans que la France est victime d’un déni de démocratie, trahie par ses dirigeants. Il est temps que notre pays retrouve sa souveraineté nationale, que les représentants du peuple jouent vraiment leur rôle et décident du rythme des réformes nécessaires. Il est temps également que la France revoit sa participation financière envers une institution qui joue contre les intérêts du pays, au nom d’un rêve impossible que sont les « États-Unis d’Europe ».

 

[1] Lu sur Boulevard Voltaire 

Rédacteur Web