1)      Quel est l’objectif de cette exposition et à qui s’adresse-t-elle ?

L’exposition propose de revivre, 20 ans après sa disparition, l’aventure du Professeur Lejeune, chercheur exceptionnel, médecin de renommée internationale, avocat de la vie et de la dignité humaine, qui a ouvert la voie de la génétique moderne.

Cette exposition grand public intéresse plus particulièrement les lycéens, étudiants et professionnels du monde scientifique, de la santé et de la recherche. Elle s’adresse aussi à l’ensemble des citoyens interpellés par les enjeux bioéthiques d’aujourd’hui et de demain : sélection prénatale, eugénisme, transhumanisme…

 

2)      Quelles villes accueilleront successivement l’exposition ?

D’avril 2014 à avril 2015, la Fondation Jérôme Lejeune célèbre ses 20 ans. 20 ans de défi scientifique et éthique. Arras est la première étape de la tournée française de l’exposition : investie de longue date dans l’intégration des personnes trismiques, cette ville accorde une attention particulière à la question du handicap.

L’exposition est également déjà programmée à Lyon (du 22 novembre au 3 décembre), à Laval (du 9 au 19 janvier), et à Paris en mai 2015. D’autres villes se préparent  à l’accueillir, par exemple Toulon (les dates et villes seront mises à jour régulièrement sur le sitewww.fondationlejeune.org).

Pour accueillir l’exposition dans sa ville et y monter un groupe organisateur (ou participer à un groupe déjà existant) vous pouvez envoyer un mail à evenements@fondationlejeune.org

L’exposition a déjà été présentée dans plusieurs villes en Italie (Rimini, Parme, Turin, Salerne, Rome, Florence, Crémone, Pérouse, Vérone, Gêne, Milan, Livourne, Pise, Bologne…),   en Espagne (Madrid), au Chili (Santiago), ainsi qu’au Canada dans l’université MacGill, à Montréal.

 

3)      Qu’est-ce que la génétique moderne doit au Professeur Lejeune ?

Sa découverte de la cause de la trisomie 21 en 1959 a été considérée d’emblée comme une avancée scientifique considérable : pour la 1ère fois, une pathologie (la trisomie 21) s’expliquait par une anomalie chromosomique. Cette découverte ouvrait la voie à une science nouvelle, la cytogénétique (étude des chromosomes), qui constitue la base de la génétique moderne.

Jérôme Lejeune a émis pour la 1ère fois l’hypothèse d’un traitement pour ce qui pouvait désormais être perçu comme une pathologie, et non plus comme une fatalité. Ainsi Jérôme Lejeune a anticipé, 50 ans en avance, l’idée de la thérapie génique, c’est-à-dire d’inscrire la science des gènes, certes utile au diagnostic, au service également de la thérapeutique (pour soigner).

En 1964 a été créée pour lui à la Faculté de médecine de Paris la 1ère chaire de génétique en médecine.

 

4)      Selon vous, les récentes lois sociétales ont-elles réussi, paradoxalement, à éveiller les consciences sur les enjeux bioéthiques ?

Toutes les crises récentes et actuelles rendent évidente l’urgence du retour des valeurs morales en politique. Car les crises que nous affrontons (économique, écologique, sanitaire etc.) sont d’abord et avant tout des crises morales. La distinction du spirituel et du temporel n’autorise pas les responsables politiques à s’affranchir de la poursuite du bien commun et du respect de la norme morale élémentaire présente au cœur de chacun (ne pas tuer ne pas mentir, ne pas voler).

C’est ce qu’a voulu dire l’immense mobilisation contre le mariage homosexuel. On peut dire qu’en France a eu lieu un réveil des consciences sur cet enjeu.

En revanche, beaucoup reste à faire pour le respect de la vie. Depuis un an on assiste en France à un bouleversement juridique concernant la protection de l’être humain avant sa naissance : la recherche sur l’embryon a été autorisée en juillet dernier, et l’aggravation de la loi sur l’avortement va être votée avant cet été. La Fondation Jérôme Lejeune engagée, à la suite du professeur Lejeune, au service de la vie humaine fragile, est mobilisée.

France Renaissance

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