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53 % des Français déclarent préférer « bénéficier des soins palliatifs pour vivre dignement, jusqu’au bout »s’ils étaient atteints d’une maladie incurable, en fin de vie. Selon le même sondage Ifop pour Ouest France, 47% des Français souhaiteraient être euthanasiés.

La publication de ce sondage a immédiatement provoqué la fureur de Jean-Luc Romero et de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) qui se basant sur un sondage commandé par l’ADMD au même institut, nous répètent sans cesse que 96% des Français sont favorables à l’euthanasie. Pire Monsieur Romero fustige un sondage qui oppose (à juste titre) soins palliatifs et euthanasie oubliant par la même que le sondage auquel il se raccroche ne présente aucune autre alternative que la souffrance et l’ « indignité » d’un côté, et l’euthanasie de l’autre.

Ce nouveau sondage montre une réalité observée sur le terrain : lorsque des soins palliatifs sont procurés à une personne en souffrance, la quasi-totalité des demandes d’euthanasie disparaissent.

Surtout ce sondage révèle des inquiétudes légitimes de la part des Français vis-à-vis d’une possible légalisation de l’euthanasie et de ses dérives. 53 % des sondés se déclarent inquiets que quelqu’un puisse « décider de la vie ou de la mort d’autres personnes ». 49% craignent « que des personnes âgées subissent des pressions pour accepter une euthanasie ».

 

Une autre partie du sondage et révélatrice de la méfiance envers la loi Leonetti et peut expliquer les revendications incessantes et les craintes. Ainsi si les Français connaissent bien les soins palliatifs : (87 % savent qu’ils permettent d’atténuer la douleur des patients ; 86 % qu’ils soulagent psychologiquement), seuls 52 % savent que la loi oblige les médecins à respecter la liberté de ne pas être maintenu artificiellement en vie. La méconnaissance de cette loi peut expliquer le sentiment ambiant selon lequel de nombreux acharnements thérapeutiques seraient effectués.

Ce sondage montrent que les Français évoluent sur ces questions, ils se sentent plus concernés et deviennent conscients des dérives qu’entraineraient une légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté.

Mais la proposition de loi Claeys-Leonetti qui vient d’être déposée et qui propose de légaliser une sédation terminale est un grand danger. Il s’agit d’une euthanasie déguisée qui ouvrirait la porte à court terme à une légalisation totale de l’euthanasie. 

Rédacteur Web