NVB et le Genre

Le gouvernement Valls 2  a, lors de sa proclamation le 25 août 2014, réservé un certain nombre de surprises pour seulement trois changements de ministres. L’une de celles-ci est le changement de ministre de l’Education nationale, à moins d’une semaine de la rentrée scolaire, avec la nomination de Najat Vallaud-Belkacem à la tête de ce ministère, à 36 ans, sans grande expérience dans le domaine ni franc succès lors de ces derniers mandats ministériels. Si la nomination de celle qui serait la ministre la plus populaire du gouvernement (autour de 30% d’opinions favorables) peut servir à satisfaire une frange de la gauche et certains groupes LGBT et féministes, elle entraîne un vent de protestations compréhensibles, qui servent au gouvernement à détourner le débat d’autres sujets. Néanmoins cette nomination dangereuse et idéologique à un tel poste ne peut être prise à la légère lorsque l’on connait les combats de la nouvelle ministre, en particulier celui de l’an dernier, pour l’introduction des «ABCD de l’égalité à l’école».

A 36 ans, Najat Vallaud-Belkacem devient ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, troisième mandat différent de ministre en deux années. Cette nomination parait être une réelle promotion, avec l’accès à un ministère crucial, alors même que les bilans de la ministre à la Jeunesse et les sports et au ministère des Droits des femmes sont mitigés. Le grand ministère du Droits des femmes est même rétrogradé en secrétariat d’Etat, depuis le remaniement. Surtout on ne lui connait pas de compétences, d’intérêts ou d’expériences préalables pour les sujets de l’éducation. Elle n’a jamais enseigné, n’a pas d’expertise en matière de pédagogie.

La seule motivation de cette nomination est idéologique. Elle procède de la volonté de la ministre, sous couvert de poursuite des travaux de « parité et d’égalité femmes-hommes » entamés lors de ses précédents mandats, de commencer un processus de déconstruction de l’enfant, en s’attaquant à des prédispositions inégalitaires qui se feraient dès l’école.

Alors que l’école connait de graves problèmes d’instruction, que de nombreux enfants en sortent illettrés, sans les connaissances de bases en français, mathématiques, ou sur l’histoire de leur pays, la priorité de la ministre sera « la déconstruction des stéréotypes filles-garçons. » Cette idéologue a, en tant que ministre des Droits des femmes, défendu les « ABCD de l’égalité », expérimentation menée dans 600 classes, qui prétendent mener à bien cet objectif de déconstruction des stéréotypes, mais qui en réalité contribuent à prôner « l’indifférenciation des sexes et à diffuser l’idéologie du genre à l’école ». Si Benoît Hamon a suspendu ces programmes face à la critique, il les a remplacés par un plan égalité qui doit être surveillé.

La promotion de Najat Vallaud-Belkacem et de son idéologie à l’Education est préoccupante quand on connait son soutien à la théorie du genre, même si elle prétend désormais ne pas la connaitre. Si elle parle désormais de « prétendue théorie du genre » et déclare le 02 septembre 2014 sur France 2 : « la théorie du genre ça n’existe pas, je ne sais pas ce que veut dire théorie du genre », elle ne semblait pas avoir ces troubles de mémoires le 31 août 2011, lorsqu’elle déclarait dans 20 minutes : « La théorie du genre, qui explique « l’identité sexuelle » des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie, a pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité, et de faire œuvre de pédagogie sur ces sujets. »

Sa nomination a entrainé de nombreuses critiques et préoccupations justifiées. Elle peut être vue comme une provocation du gouvernement envers les centaines de milliers de personnes qui ont montré dans la rue leur préoccupation lors des années précédentes, afin de relancer la fronde et donc de permettre aux rangs socialistes de se resserrer, ce dont ils ont bien besoin. Il est néanmoins très grave d’utiliser l’Education nationale comme facteur de division. L’idéologie de Najat Vallaud-Belkacem, désormais à la tête de l’Education nationale, est dangereuse et doit être soigneusement surveillée.

De l’aveu même de Julien Dray, député socialiste et ancien de SOS Racisme,  « la théorie du genre à l’école, c’est la conséquence de l’influence d’un féminisme qui s’est radicalisé. Najat [Vallaud-Belkacem], est sur la ligne des féministes ultras américaines, qui sont en train d’émasculer les sexes ! » 

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